Bonjour Visiteur! | S'identifier ou S'inscrire

Audit interne, un outil essentiel à la bonne gouvernance

Edition Number: 
1299
Richard Chambers, Anton Van Wyk, Mervyn King
De gauche à droite: Richard Chambers, Anton Van Wyk et Mervyn King
From Date: 
Mercredi 16 Août 2017
To Date: 
Mardi 22 Août 2017

En contribuant à la gestion des risques, l’auditeur interne est devenu vital pour le conseil d’administration. Les observations du vérificateur peuvent du reste se révéler fort utiles pour améliorer la gouvernance dans les entreprises.

Les conclusions de l’étude State of the Internal Audit Profession menée par PwC au niveau international sont édifiantes. Il ressort que 54 % des parties prenantes estiment que les auditeurs internes apportent de la valeur à une organisation. Toutefois, 62% s’attendent à plus de création de valeur de l’audit interne et que dans cinq ans, le vérificateur devienne un conseiller de confiance plus proactif.

Le nouveau code de bonne gouvernance reconnaît également le rôle majeur des auditeurs internes dans le système de gouvernance d’une organisation. Il recommande, entre autres, que le vérificateur respecte les normes internationales d’audit interne établies par l’Institute of Internal Auditors (IIA).

«Les auditeurs internes ont un rôle très important à jouer dans la protection des entreprises de divers types de risques. L’audit interne fait partie de l’ensemble du processus de gestion des risques de l’entreprise. Nous avons vu que le conseil d’administration dépend de plus en plus des auditeurs internes parce qu’ils fournissent une assurance indépendante», explique Richard Chambers, CEO et président de l’IIA, association professionnelle mondiale et organe normatif de l’audit interne. Il était récemment à Maurice dans le cadre d’une conférence organisée sous l’égide de l’IIA Mauritius avec la collaboration du Mauritius Institute of Directors et de PwC Maurice. Mervyn King, président de l’International Integrated Reporting Council et consultant pour le premier code de bonne gouvernance de Maurice lancé en 2004, et Anton Van Wyk, associé de PwC Afrique du Sud et ex-président d’IIA Global, faisaient partie des orateurs.

Auparavant, explique Richard Chambers, le vérificateur interne se concentrait principalement sur le contrôle financier et beaucoup étaient des comptables ou avaient des antécédents en comptabilité. Depuis l’an 2000, l’audit interne s’est axé davantage sur les risques, qu’ils soient financiers, opérationnels ou liés à la mise en conformité, à la fraude ou l’échec technologique. Ce qui amène Richard Chambers à dire que «les auditeurs internes se sont de plus en plus diversifiés en fonction des domaines qu’ils couvrent. Aujourd’hui, les meilleurs auditeurs internes ont peut-être une perspicacité financière et ont probablement une expérience en finance et en comptabilité, mais ils possèdent également une expertise approfondie dans les entreprises et dans l’industrie. Ils ont une compréhension de la gestion des risques ; ils communiquent bien et arborent une saine curiosité intellectuelle. Ils ne prennent pas au mot ceux qui leur affirment que tout va bien».

Rubrique: 
1

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage (spam).
Les autres magazines de Business Publications Ltd