Bonjour Visiteur! | S'identifier ou S'inscrire

Thé et café : les marques importées gagnent du terrain

Edition Number: 
1281
thé et café
From Date: 
Mercredi 12 Avril 2017
To Date: 
Mardi 18 Avril 2017

Nouvelles marques, nouveaux produits, nouveaux concepts. Le thé, le café ainsi que les infusions séduisent de plus en plus les consommateurs mauriciens, sans oublier le nombre grandissant d’étrangers qui visitent l’île. Entre les marques importées et celles produites localement, nombreux sont les opérateurs à vouloir tirer parti de ce dynamisme.

À Maurice,le secteur théier est la priorité du ministère de l’Agro-industrie et de la sécurité alimentaire. Les autorités veulent effectivement relancer cette industrie en donnant aux planteurs le soutien approprié. Dans ce contexte, 600 arpents de terres ont été identifiés. Ces terres étaient autrefois sous culture de thé mais ont été abandonnées par la suite. Ces terrains seront donc réaménagés et mis à la disposition des planteurs. Mais entre-temps, le soutien aux planteurs actuels se concrétise en termes de fertilisants ainsi qu’en termes d’équipements spécialisés pour améliorer la productivité. Une pépinière pour les plantules de thé sera également construite, promettent les autorités.

L’année dernière, la superficie sous culture de thé a augmenté de 8,4 %, passant de 574 hectares en 2015 à 622 hectares en 2016. La production de feuilles de thé vertes a également connu une hausse de 8,5 %, évoluant de 6 732 tonnes en 2015 à 7 301 tonnes en 2016. La production de thé a, elle, grimpé de 1 295 tonnes en 2015 à 1 353 tonnes en 2016, soit une hausse de 4,5 %.

«Le secteur théier est prometteur et affiche des perspectives encourageantes. Mais les producteurs font face à un grand nombre de contraintes. Il y a tout d’abord le vieillissement des plantes. Les théiers de Maurice ont plus de 80 ans ; ils sont donc moins productifs. Il y a également le vieillissement des cueilleuses et planteurs de thé. Les jeunes sont de moins en moins intéressés à faire ce métier. Le changement climatique joue aussi à l’élément perturbateur. Les pluies torrentielles sont de plus en plus fréquentes et celles-ci viennent laver le compost et le top soil. Nous déplorons par ailleurs l’absence d’une Good Agricultural Practice des planteurs», lâche Asvin K. Bokhoree, Managing Director de la Chartreuse Group of Companies.

Le thé local fait également face à une forte concurrence avec l’arrivée sur le marché de marques de thé de renom international. Mais la riposte de la part des producteurs s’est organisée. Ils se sont mis à développer de nouveaux produits à forte valeur ajoutée ou encore en exploitant la filière de l’exportation vers les pays de la région, s’étendant même jusque vers l’Afrique du Sud.

Les thés importés ont leurs adeptes

Les rayons des supermarchés proposent effectivement toute une gamme de thés importés de plusieurs pays. À titre d’exemple, Scott représente les marques Dilmah et Clipper. L’anglaise Clipper a été fondée en 1984 par Mike et Lorraine Brehme. Les thés proviennent des meilleures plantations de thé d’Afrique, d’Inde et du Sri Lanka. Les produits Clipper sont également fabriqués de manière raisonnée et responsable. La gamme de thés est issue du commerce équitable. Celui-ci a pour objectif d’associer de meilleurs prix, des conditions de travail décentes, la pérennité des relations professionnelles et des termes d’échange équitables pour les travailleurs des pays en développement.

La marque Dilmah provient, elle, du Sri Lanka. L’île de Ceylan(telle qu’elle était nommée il y a 40 ans) affiche les conditions climatiques idéales pour la culture du thé. Les feuilles de théier peuvent y être cueillies tous les jours de l’année. Les thés de Ceylan, dont la variété est infinie, sont aujourd’hui devenus des thés hautement recherchés des consommateurs.

Par ailleurs, selon Frederick Oxenham, Manager de SIP & Co, le café est très tendance à Maurice depuis quelques années déjà. «L’île était à la base un pays de thé mais avec l’avènement des coffee shops et de plusieurs marques de café, il s’est ancré dans le quotidien des Mauriciens. Pour beaucoup de consommateurs, boire un café a une signification bien plus symbolique ; c’est un moment de partage, que ce soit au bureau ou entre amis», dit-il.

Ce secteur se laisse porter par les coffee shops qui attirent de plus en plus de consommateurs, particulièrement les jeunes. L’attrait pour les coffee shops ne cesse de croître, mais le café profite également aux établissements de restauration rapide tels que McDonald’s qui a lancé sa gamme McCafé.

Aromara, café Illy, Lavazza, Nespresso… Plusieurs marques se côtoient sur le marché. Concernant le type de café, Frederick Oxenham explique que cela dépend des acheteurs et de leurs besoins. Par exemple, dans l’hôtellerie, c’est toujours le café moulu ou en grains qui prime de par le volume utilisé au petit déjeuner (surtout avec le café coulé). L’avantage avec les capsules et dosettes individuelles, c’est que le café bénéficie d’une conservation optimale. Il n’y a pas d’oxydation et de contact avec l’air qui peut en alterner l’arôme et le goût. On obtient un café plein de fraîcheur à chaque ouverture d’une capsule ou dosette. Toutefois, même si le segment du café en capsules est en croissance, en volume, le café instantané domine toujours le marché.

Café : les capsules gagnent les foyers

La marque Nespresso a, quant à elle, redéfini et révolutionné la façon dont des millions de personnesapprécient leur café expresso. Elle a quelque peu façonné la culture mondiale du café. Représentée par Scott sur le plan local, Nespresso se positionne comme une marque phare sur le marché du café à capsules haut de gamme. En effet, Nespresso propose davantage aux clients de déguster du café, plutôt que d’en consommer.

Le segment café comprend également les machines à café. De ce fait, les marques redoublent d’énergie pour soutenir l’innovation et proposent des machines performantes à domicile. Scott propose deux gammes de machines, les classiques pour usage à la maison et les professionnels pour l’hôtellerie, la restauration et les collectivités. La machine vient avec option lait ou non-lait.

SIP & Co commercialise, elle, trois gammes de machines à café. Le Flexy est une petite machine à usage exclusif pour les bureaux et les particuliers ; l’Easy est destinée aux entreprises et aux restaurants. L’entreprise propose également une offre pour les professionnels du milieu et les hôteliers avec des machines traditionnelles.

Concernant la production de café local, depuis la fin des années ’60, Le Café de Chamarel est le seul café cultivé et torréfié à Maurice. Au sud-ouest de l’île, la culture est réalisée sur les terres de Chamarel, à 280 mètres d’altitude sur des sols volcaniques où les caféiers Arabica profitent pleinement du climat frais et humide. Les cerises récoltées à la main au stade optimal de maturité sont ensuite traitées par voie humide à Case Noyale, lieu plus ensoleillé. Cette méthode dite ‘lavée’ permet de conserver les propriétés intrinsèques du grain, la pulpe étant séparée avant le séchage.

Le Café de Chamarel propose un café équilibré aux arômes de cacao qui enchantera les amateurs par ses notes acidulées d’agrumes et sa persistance en bouche. Le Café de Chamarel se décline sous trois formes : en grains torréfiés, en mouture filtre ou expresso. À savoir que la marque célébrera ses 50 ans d’existence cette année.

Eve Fidèle
Rubrique: 
1

Ajouter un commentaire

CAPTCHA
Cette question permet de s'assurer que vous êtes un utilisateur humain et non un logiciel automatisé de pollupostage (spam).
Les autres magazines de Business Publications Ltd