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ImproChem Mauritius entame son expansion régionale

Edition Number: 
1210
ImproChem Mauritius
From Date: 
Mercredi 18 Novembre 2015
To Date: 
Mardi 24 Novembre 2015

Responsable pour la région océan Indien des activités d’ImproChem, leader en Afrique du Sud en matière de traitement de l’eau, la filiale locale a commencé la mise en place d’une antenne à Madagascar, dont elle assurera la gestion.

Avant de devenir ImproChem Mauritius, l’entreprisespécialisée dans le traitement de l’eau débute ses opérations au sein de la société Cernol Chemicals en 2001 en tant que Nalco Cernol. Dès la première année, la compagnie fait ses preuves et réalise un chiffre d’affaires de Rs 12 millions, performance qu’elle arrive à doubler à l’exercice financier suivant.

Treize ans après sa création, l’entité décide de se détacher de Cernol Chemicals. C’est ainsi que début 2015, elle devient ImproChem Mauritius en s’associant au leader en matière de solutions pour le traitement de l’eau en Afrique du Sud et intègre par là même un réseau de filiales installées dans 37 pays d’Afrique. «J’ai repris tout le personnel et nous avons bâti ensemble ImproChem Mauritius», fait ressortir Bernard Comarmond, directeur de l’entreprise.

Située à Bell Village et comptant un effectif de 24 personnes, ImproChem Mauritius est principalement gérée par des Sud-Africains. Bernard Comarmond est, en effet, le seul Mauricien à siéger au conseil d’administration. La filiale mauricienne a à son actif une quarantaine de clients, dont environ quinze grandes sociétés. Selon Bernard Comarmond, si ImproChem Mauritius a su fidéliser sa clientèle et gagner des parts de marché dans son secteur d’activité, c’est avant tout grâce aux solutions de qualité qu’elle offre. «Nous proposons des solutions conçues à partir des meilleures molécules au monde», fait-il valoir.

Plus concrètement, les services d’ImproChem Mauritius concernent les systèmes intrinsèques au fonctionnement des entreprises, à l’instar des tours de refroidissement, des chaudières, voire du traitement des eaux usées. «Notre principale activité demeure le traitement de l’eau. D’ailleurs, nous traitons le plus grand volume d’eaux usées à Maurice», affirme Bernard Comarmond. En sus des procédés chimiques, ImproChem Mauritius met à la disposition de sa clientèle des équipements de pointe pour des demandes plus spécifiques telles que le dessalement de l’eau. «Il est impératif de souligner que notre maison mère en Afrique du Sud n’est pas uniquement fournisseur mais aussi fabricant et concepteur de solutions chimiques et d’équipement pour le traitement de l’eau, de l’air et dans le domaine de l’énergie.»

Comme la maison mère d’ImproChem, la filiale locale étend ses activités à ces trois domaines. «Par exemple, en sus du traitement des eaux usées des usines, nous possédons des équipements pour mesurer la quantité de dioxyde de soufre dans l’air», précise Bernard Comarmond. Et s’agissant des compagnies pétrolières, elles peuvent trouver chez ImproChem Mauritius des équipements relatifs à la production gazière, des pipelines destinés à l’acheminement du pétrole brut et du gaz naturel de même que des additifs pour des carburants, dont le mazout.

Par ailleurs, en plus de ses services et produits de qualité, ImproChem Mauritius a pour atout une équipe consciencieuse constituée de Mauriciens formés par la maison mère. «Dès cinq heures du matin, les techniciens de terrain sont sur leurs sites de travail. Nous sommes une petite équipe dévouée. Nous sommes des soldats mais des soldats de l’environnement.»

Avec un chiffre d’affaires qui avoisine les Rs 95 millions, ImproChem Mauritius est une compagnie résolument tournée vers l’avenir, estime Bernard Comarmond. D’autant plus que la conjoncture économique peu favorable dont l’île a subi les effets depuis deux ans montre aujourd’hui des signes d’amélioration. «Nous avons beaucoup souffert du manque de développement dans le pays durant ces deux dernières années. Cependant, avec les nouveaux projets, notamment dans le secteur de la construction, nous sentons une reprise», confie le directeur. Il évoque, en sus, l’annonce de deux projets dans le secteur énergétique, soit, la centrale Combined Cycle Gas Turbine du Central Electricity Board, aux Grandes Salines, d’une part, et, de l’autre, la centrale thermique de 90 MW du groupe Alteo qui devrait remplacer ses deux centrales existantes, situées à Union Flacq et Deep River Beau Champ.

ImproChem Mauritius table également sur les projets d’agrandissement et de modernisation du port de Port-Louis. Bernard Comarmond est d’avis que leur concrétisation permettra à l’entreprise de devenir l’une des principales filiales de la société sud-africaine. «Nous serons en mesure de produire des solutions, des équipements à partir de Maurice et de devenir un des acteurs les plus importants en Afrique mais aussi dans la région de l’océan Indien.» Un autre projet qui serait bénéfique à ImproChem Mauritius est le positionnement de Maurice en tant que «petroleum hub». «Nous sommes ravis que l’exploration pétrolière ait démarré dans nos eaux. Nous suivons de très près cette affaire.»

Forte de son succès sur le territoire mauricien, ImproChem Mauritius se penche désormais sur son expansion dans les autres pays de l’océan Indien. Dans ce contexte, la compagnie a commencé à mettre sur pied une antenne dans la Grande île : ImproChem Madagascar. «Actuellement, il y a trois personnes sur place», nous informe Bernard Comarmond, avant d’ajouter : «Cette filiale à Madagascar sera gérée par ImproChem Mauritius. En effet, nous sommes responsables des activités d’ImproChem pour la région océan Indien.»

Shareenah Kalla
Rubrique: 
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