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édito

Jean Paul Arouff

Épargnés de forte tempête tropicale depuis seize ans, nous avons tendance à oublier à quel point nous sommes vulnérables aux aléas climatiques. La présence du cyclone Berguitta dans la zone est venue donc raviver de très mauvais souvenirs, jadis enfouis.

Jean Paul Arouff

Que nous réserve 2018 ? Sera-t-elle meilleure ? Ces questions taraudent plus d’un en cette rentrée. Or, il n’est pas nécessaire de consulter les astres pour comprendre que la seule constante dans la vie, c’est le changement !

Jean Paul Arouff

Les années se suivent et se ressemblent. Car, telle une guigne, la politique continue de disputer le premier rôle à l’économie. C’est sir Anerood Jugnauth qui place la politique en orbite, cette année, lorsqu’il cède le pouvoir à son fils le 23 janvier. Dès lors, les dés étaient jetés et avec l’élection partielle de Belle-Rose/Quatre-Bornes, la politique a régné sur 2017 jusqu’au réveillon de Noël.

Jean Paul Arouff

Détrompez-vous, ce n’est pas une reprise de la chanson du groupe ABBA, mais un réel enjeu socio-économique. Pourquoi le public est-il disposé à garder autant de cash entre les mains ? La question taraude la Banque de Maurice. Même si pour l’heure le gouverneur dit ne pas avoir de réponse précise, il n’en demeure pas moins que le phénomène inquiète Ramesh Basant Roi. «Nous avons abordé le sujet lors du comité de politique monétaire, mais nous devons l’étudier davantage avant de faire d’autres commentaires», fait-il comprendre.

Jean Paul Arouff

Lors de son discours au dîner annuel de la Banque de Maurice que d’aucuns présentent comme son dernier à ce poste, le gouverneur s’en est violemment pris aux «faux économistes».

Jean Paul Arouff

Les événements qui ont mené à l’éviction de Showkutally Soodhun de son poste de vice-Premier ministre et ministre du Logement et des terres nous rappellent que le vivre-ensemble que nous avons pris des décennies à construire ne tient souvent qu’à un fil.

Jean Paul Arouff

Les rhétoriques sont légion en ces temps de campagne électorale. Il n’y a qu’à tendre l’oreille pour comprendre à quel point ceux qui briguent les suffrages sont souvent déconnectés de la réalité. Quelles sont donc les attentes de l’électorat de Belle-Rose / Quatre-Bornes ?

L’ouverture en cette fin d’octobre d’une nouvelle aérogare – le Terminal 4 – à l’aéroport de Changi nous rappelle la fascination qu’exerce Singapour sur nombre de dirigeants politiques mauriciens. Entièrement automatisé, ce bijou sorti du sol après trois ans de travaux porte désormais la capacité d’accueil annuelle de Changi à 82 millions de passagers.

Jean Paul Arouff

Il est temps que ça change ! Tous, comprenez par là ceux qui accèdent d’une façon ou d’une autre au pouvoir, s’engagent à travailler dans l’intérêt général. Cela va de soi. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous «choisissons», bien que faute d’une réelle alternative le mot «choisir» a perdu tout son sens, de les envoyer à l’Hôtel du gouvernement.

Jean Paul Arouff

Le pari est pris. Avec sa double casquette de Premier ministre et de ministre des Finances, Pravind Jugnauth n’a guère le choix. La coalition qu’il dirige prend l’eau de toutes parts. Pire, c’est son propre équipage qui se charge de creuser des trous béants dans la coque du navire gouvernemental.

Jean Paul Arouff

Ne détournons pas les yeux. Nos enfants ne nous le pardonneront pas. Nous assistons depuis quelques années à une dégradation des mœurs politiques et des valeurs démocratiques dans le pays. À qui la faute ?

Jean Paul Arouff

Dans nos analyses sur la performance économique, nous avons souvent tendance à minorer l’impact des institutions. Or, celles-ci déterminent dans une grande mesure la croissance et le développement. Face aux scandales qui secouent le pays, il est nécessaire de le rappeler à ceux qui nous gouvernent. Il n’y a pas que nous, d’ailleurs.

Jean Paul Arouff

L’objectif est clairement affiché: «stimuler l’investissement». Pour ce faire, le comité de politique monétaire (CPM) de la Banque de Maurice «has gone out of its way», comme dirait l’Anglais. C’est le cas de le dire car avec la baisse de 50 points de base du taux directeur, la Banque centrale porte les taux d’intérêt à un niveau historiquement bas. Le plus bas depuis le pic de 9,25 % atteint dans le sillage de la mise sur pied du CPM en avril 2007.

Jean Paul Arouff

Le Forum économique Chine-Réunion, organisé récemment à Saint-Denis, a sensibilisé plus d’un sur les opportunités qui existent hors de nos territoires exigus. Car, bien que demeurant positif, le rythme de croissance de nos économies a nettement ralenti ces dernières années. En cause : une baisse de régime des moteurs traditionnels de progrès dans le sillage de la crise économique globale.

Jean Paul Arouff

Finalement, ils souffrent tous de cette terrible maladie ! Celle qui empêche nos dirigeants politiques de voir plus loin que le bout de leur nez. Cette pathologie se déclare lorsque les gouvernants sont en permanence dans une posture électorale, réduisant ainsi leur champ de vision.

Jean Paul Arouff

D’un point de vue politique, il n’y a point de doute, tout est mis en œuvre pour préparer l’échéance 2019. D’ailleurs, tous s’accordent à dire que l’introduction de l’impôt négatif dans le dernier Budget marque la première étape de ce processus. On guette désormais la prochaine initiative de Pravind Jugnauth.

Jean Paul Arouff

Les pouvoirs publics peinent à convaincre sur le projet Metro Express. Pourtant, nul ne conteste le fait que la voie de la modernisation est le seul choix possible afin de tirer Maurice du piège du revenu intermédiaire dans lequel le pays s’est enfermé depuis trop longtemps. Qui plus est pour un pays à vocation touristique – plus de 1,2 million de visiteurs en 2016 –, il n’est plus possible de continuer avec un système de transport archaïque.

Jean Paul Arouff

Alors que la reprise mondiale «s’affermit», ici, à Maurice, nous nous acharnons à tuer toute possibilité de relance. La faute à une équipe qui n’était pas préparée à prendre le pouvoir. Aujourd’hui, nous en payons le prix fort.

Jean Paul Arouff

Face à une cote de popularité qui fond comme neige au soleil, le gouvernement tente de se refaire une virginité. Or, les solutions ne courent pas les rues. À moins queles dirigeants du jour ne se décident à mettre à plat tout le système. Mais un tel scénario est difficilement imaginable même en rêve, car c’est cette même structure qui les abreuve ainsi que tous ceux qui vivent aux crochets du pouvoir.

Y a-t-il un pilote à bord de Mauritius Incorporated ? Comment ne pas s’interroger alors que les yeux sont braqués sur la marmite politique, essayant d’y déceler le moindre signe d’une éventuelle élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes ?

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