Bonjour Visiteur! | S'identifier ou S'inscrire

édito

Jean Paul Arouff

Sport national par excellence, la politique a repris sa place en tête de l’actualité avec la démission de Roshi Bhadain de l’Assemblée nationale. Ce départ programmé ouvre la voie à toutes sortes de théories et de calculs en attendant de connaître les noms des principaux protagonistes de la prochaine joute électorale.

Jean Paul Arouff

C’est beaucoup plus le Budget du Premier ministre que celui du ministre des Finances. On sent à travers le discours de Pravind Jugnauth – il porte les deux casquettes à la fois – un grand besoin de plaire, voire de séduire.

Jean Paul Arouff

Pilier de l´économie mauricienne – employant directement plus de 50 000 personnes –, le secteur de l’exportation est pris dans un cycle baissier. Après un recul de 8,6% en 2016, la tendance s’est accentuée au premier trimestre. Les trois premiers mois ont, en effet, été marqués par un nouveau plongeon, mais cette fois-ci de 11 %. De quoi donner le tournis car il faut remonter à 2008, en plein cœur de la crise de la zone euro, pour retrouver une chute aussi vertigineuse des exportations mauriciennes. Les statistiques indiquent une baisse de 7,5% pour cette période. La présente situation est donc beaucoup plus alarmante du fait qu’elle ne trouve pas son origine dans une crise ponctuelle.

Jean Paul Arouff

Opposants, économistes et analystes financiers montent au créneau depuis que le Premier ministre a annoncé l’obtention d’un prêt de Rs 18 milliards de l’Inde. Tous y vont de leurs rhétoriques pour mettre en garde contre l’impact de la démarche de Pravind Jugnauth sur les finances publiques. Et ils n’ont pas tout à fait tort !

Jean Paul Arouff

À la même période l’année dernière, on nous promettait à grand renfort médiatique un Budget de rupture. Après bientôt douze mois, nous guettons toujours les premiers signes de cette fameuse rupture.

Jean Paul Arouff

25 ans de cela, Maurice mettait en orbite son secteur offshore avec la tenue d’une Euromoney Conference sur notre sol. S’ensuivent l’introduction des législations inspirées de l’expérience maltaise ainsi que l’organisation des premières roadshows en Asie avant la mise sur pied de la MOBAA, l’institution régulatrice, en octobre 1992.

Jean Paul Arouff

Même si une dynamique positive s’est installée depuis le dernier trimestre de 2016, elle devra cependant rivaliser avec les risques qui s’amoncellent sur les perspectives globales. Contraintes de marcher sur des œufs, les agences de projection choisissent la seule posture possible dans ce genre de situation : la prudence.

Jean Paul Arouff

C’est à nouveau un message de défiance à l’égard du système. Les résultats du premier tour de la présidentielle en France confirment la tendance : les populations sont de plus en plus nombreuses à ne pas se retrouver dans le programme des partis traditionnels. Du coup, elles cherchent des alternatives.

Jean Paul Arouff

Ces termes très à la mode du temps où Navin Ramgoolam régnait en maître sur le bâtiment du Trésor rythment désormais l’actualité du gouvernement Lepep. Au point de créer un climat délétère. D’ailleurs, on y retrouve le même fil conducteur entre la situation d’alors et celle d’aujourd’hui : le comportement des gouvernants et sa conséquence logique : la perte de confiance dans les institutions du pays.

Jean Paul Arouff

L’appel de la population dans le cadre du dernier sondage Business Magazine/VERDE a-t-il été entendu ? On serait tenté de le croire à la lecture de la circulaire adressée aux dirigeants de la fonction publique par le secrétaire financier en marge des préparatifs budgétaires.

Jean Paul Arouff

Un véritable champ de bataille. Le ministre de l’Industrie et du commerce a bien résumé la situation sur le marché de l’exportation. Le constat ayant été dressé, il incombe désormais à Ashit Gungah et au gouvernement d’armer les opérateurs économiques afin d’y faire face.

Jean Paul Arouff

Le phénomène n’est pas nouveau mais selon plusieurs études, il s’est amplifié. Maurice, comme nombre de pays africains, n’est pas épargné.

Jean Paul Arouff

C’est une véritablepartie de roulette russe pour le secteur des services financiers. Pris en tenaille entre carences institutionnelles et ingérences politiques, ce moteur de croissance économique (5,7 % en 2016) retient son souffle à chaque fois qu’un scandale éclate.

Jean Paul Arouff

À force de le pratiquer, on en a fait un mode de vie. Les gouvernants comme les institutions manient aujourd’hui avec dextérité l’art de l’esquive. En face, la population désespère. Pour encourager le pays à affronter ses vieux démons, Business Magazine ouvre ses colonnes à plus d’une quarantaine de contributeurs (chefs d’entreprises, ambassadeurs, économistes, experts-comptables et observateurs) afin de provoquer le débat sur les vrais enjeux qui guettent le pays.

Jean Paul Arouff

À croire que le mécanisme de transmission est à sens unique. En tout cas, c’est une impression très répandue parmi les contribuables. Lorsque les prix augmentent à l’international, les intermédiaires se font un devoir de les transmettre instamment au public consommateur. Mais lorsqu’ils baissent, le mouvement inverse ne suit pas automatiquement.

À ce titre, la récente hausse de prix descarburants ne manque pas d’interpeller. Depuis la mi-février, les consommateurs doivent débourser Rs 4 supplémentaires sur un litre d’essence qui se vend aujourd’hui à Rs 42,70 et Rs 3 additionnelles sur le litre de diesel. Ce qui revient à Rs 32,45. L’Association des consommateurs de l’île Maurice (ACIM) n’a d’ailleurs pas tardé à monter au créneau. Son secrétaire général, Jayen Chellum, condamne avec force l’ampleur de cette augmentation. Un recours à la justice est même envisagé.

Pourquoi un tel tollé lorsqu’il est évident que les cours de l’or noir ont amorcé une ascension ces derniers mois en ligne avec les prévisions de la Banque mondiale ? Celle-ci prévoit, dans son rapport intitulé «Les perspectives des marchés de matières premières», un baril à 55 dollars pour la présente année, soit un bond de 29 % comparé à 2016.

Strictement parlant, le contentieux ne porte pas sur la décision de majorer ou pas mais il concerne plus particulièrement la structure de prix des carburants à Maurice. C’est là où le bât blesse. D’autant plus que cette pratique ne date pas d’hier. Les contrats de couverture mal négociés par des nominés politiques sont également encore vifs dans la mémoire des contribuables. Pendant des années, ils ont dû casquer en raison de l’incompétence de certains.

L’ancien ministre de l’Énergie, Swaley Kasenally, a tout à fait raison: «l’énorme mur fiscal déforme et exagère le prix final payé par le consommateur». Sous forme de diverses taxes, l’État ponctionne Rs 25,22 sur le litre d’essence et Rs 16,28 sur le litre de diesel. Une véritable manne financière mais qui est loin de créer un feel good factor. Cela, alors que le pays en a bien besoin. Tout comme nous avons raté une occasion lorsque le prix du pétrole était en chute libre sur le marché mondial de le répercuter efficacement sur les consommateurs. Une telle démarche aurait pu contribuer à la création de ce cercle vertueux réclamé à cor et à cri pour sortir le pays de son état de stagnation économique.

Au lieu de cela, les consommateurs impuissants se préparent à une vague d’augmentations. Car les distributeurs ne font que leur passer la balle à travers un relèvement de prix. Du point de vue des consommateurs comme des producteurs, cette situation n’est pas de très bon augure. D’abord pour les consommateurs, l’inflation commence à pointer le bout du nez. De 1 % en 2016, le taux devrait grimper à 2,5 % cette année, estime la Banque de Maurice. Il est important de garder un œil également sur la compétitivité du Made in Mauritius dans la mesure où les fabricants devront tôt ou tard ajuster leurs prix.

Est-ce la meilleure solution de garder la structure de prix inchangée alors que le pays est en quête de nouveau relais de croissance ? Face à un taux d’investissement historiquement bas et des exportations fébriles, ne devrions-nous pas plutôt offrir un bol d’air frais à l’économie ?

Jean Paul Arouff

Réalisés à différents intervalles, deux sondages sont pourtant porteurs d’un même message : l’économie demeure prioritaire. D’abord, l’enquête de conjoncture de la Chambre de Commerce et d’Industrie nous apprend que la confiance dans le monde des affaires est demeurée en territoire statique et évolue en dessous de la moyenne de long terme des 100 points de base depuis le deuxième trimestre de 2012.

Jean Paul Arouff

Les élections régionales à Rodrigues nous rappellent combien ils sont nombreux au sein de la République à être animés de cette flamme. Celle de servir. Du moins, c’est ce qu’ils affirment pour la plupart.

Jean Paul Arouff

Le vent a tourné. Les analystes tentent de s’en persuader. Ils tablent pour la plupart sur une reprise économique dès cette année. Alors que les projections se multiplient, dans la vraie vie, les gouvernements se retrouvent confrontés à un défi de taille : s’assurer d’un partage équitable de la richesse.

Jean Paul Arouff

Rien ne pousse au pied d’un grand arbre. Ce n’est pas le leader du MSM qui dira le contraire. Pravind Jugnauth a appris à ses dépens combien il est difficile d’être le fils de sir Anerood. En politique surtout, un patronyme comme Jugnauth s’avère très lourd à porter.

Jean Paul Arouff

1%. C’est le taux d’inflation en 2016. Le plus bas depuis 1987 (0,6 %), selon l’institut des statistiques. En excluant les boissons alcoolisées et les cigarettes, le taux descend à 0,2 %. Pour autant, nous ne sommes pas en déflation. Mais l’inflation est trop faible, analyse la Chambre de Commerce et d’Industrie.

Pages

Les autres magazines de Business Publications Ltd