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édito

Jean Paul Arouff

Il est temps que ça change ! Tous, comprenez par là ceux qui accèdent d’une façon ou d’une autre au pouvoir, s’engagent à travailler dans l’intérêt général. Cela va de soi. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous «choisissons», bien que faute d’une réelle alternative le mot «choisir» a perdu tout son sens, de les envoyer à l’Hôtel du gouvernement.

Jean Paul Arouff

Le pari est pris. Avec sa double casquette de Premier ministre et de ministre des Finances, Pravind Jugnauth n’a guère le choix. La coalition qu’il dirige prend l’eau de toutes parts. Pire, c’est son propre équipage qui se charge de creuser des trous béants dans la coque du navire gouvernemental.

Jean Paul Arouff

Ne détournons pas les yeux. Nos enfants ne nous le pardonneront pas. Nous assistons depuis quelques années à une dégradation des mœurs politiques et des valeurs démocratiques dans le pays. À qui la faute ?

Jean Paul Arouff

Dans nos analyses sur la performance économique, nous avons souvent tendance à minorer l’impact des institutions. Or, celles-ci déterminent dans une grande mesure la croissance et le développement. Face aux scandales qui secouent le pays, il est nécessaire de le rappeler à ceux qui nous gouvernent. Il n’y a pas que nous, d’ailleurs.

Jean Paul Arouff

L’objectif est clairement affiché: «stimuler l’investissement». Pour ce faire, le comité de politique monétaire (CPM) de la Banque de Maurice «has gone out of its way», comme dirait l’Anglais. C’est le cas de le dire car avec la baisse de 50 points de base du taux directeur, la Banque centrale porte les taux d’intérêt à un niveau historiquement bas. Le plus bas depuis le pic de 9,25 % atteint dans le sillage de la mise sur pied du CPM en avril 2007.

Jean Paul Arouff

Le Forum économique Chine-Réunion, organisé récemment à Saint-Denis, a sensibilisé plus d’un sur les opportunités qui existent hors de nos territoires exigus. Car, bien que demeurant positif, le rythme de croissance de nos économies a nettement ralenti ces dernières années. En cause : une baisse de régime des moteurs traditionnels de progrès dans le sillage de la crise économique globale.

Jean Paul Arouff

Finalement, ils souffrent tous de cette terrible maladie ! Celle qui empêche nos dirigeants politiques de voir plus loin que le bout de leur nez. Cette pathologie se déclare lorsque les gouvernants sont en permanence dans une posture électorale, réduisant ainsi leur champ de vision.

Jean Paul Arouff

D’un point de vue politique, il n’y a point de doute, tout est mis en œuvre pour préparer l’échéance 2019. D’ailleurs, tous s’accordent à dire que l’introduction de l’impôt négatif dans le dernier Budget marque la première étape de ce processus. On guette désormais la prochaine initiative de Pravind Jugnauth.

Jean Paul Arouff

Les pouvoirs publics peinent à convaincre sur le projet Metro Express. Pourtant, nul ne conteste le fait que la voie de la modernisation est le seul choix possible afin de tirer Maurice du piège du revenu intermédiaire dans lequel le pays s’est enfermé depuis trop longtemps. Qui plus est pour un pays à vocation touristique – plus de 1,2 million de visiteurs en 2016 –, il n’est plus possible de continuer avec un système de transport archaïque.

Jean Paul Arouff

Alors que la reprise mondiale «s’affermit», ici, à Maurice, nous nous acharnons à tuer toute possibilité de relance. La faute à une équipe qui n’était pas préparée à prendre le pouvoir. Aujourd’hui, nous en payons le prix fort.

Jean Paul Arouff

Face à une cote de popularité qui fond comme neige au soleil, le gouvernement tente de se refaire une virginité. Or, les solutions ne courent pas les rues. À moins queles dirigeants du jour ne se décident à mettre à plat tout le système. Mais un tel scénario est difficilement imaginable même en rêve, car c’est cette même structure qui les abreuve ainsi que tous ceux qui vivent aux crochets du pouvoir.

Y a-t-il un pilote à bord de Mauritius Incorporated ? Comment ne pas s’interroger alors que les yeux sont braqués sur la marmite politique, essayant d’y déceler le moindre signe d’une éventuelle élection partielle à Belle-Rose/Quatre-Bornes ?

Jean Paul Arouff

New normal, multipolarité, nouvel ordre… L’hégémonie occidentale s’effrite ! Le monde tel que nous l’avons connu jusqu’ici est en pleine mutation. Donald Trump et le Brexit en sont des preuves concrètes.

Jean Paul Arouff

Sport national par excellence, la politique a repris sa place en tête de l’actualité avec la démission de Roshi Bhadain de l’Assemblée nationale. Ce départ programmé ouvre la voie à toutes sortes de théories et de calculs en attendant de connaître les noms des principaux protagonistes de la prochaine joute électorale.

Jean Paul Arouff

C’est beaucoup plus le Budget du Premier ministre que celui du ministre des Finances. On sent à travers le discours de Pravind Jugnauth – il porte les deux casquettes à la fois – un grand besoin de plaire, voire de séduire.

Jean Paul Arouff

Pilier de l´économie mauricienne – employant directement plus de 50 000 personnes –, le secteur de l’exportation est pris dans un cycle baissier. Après un recul de 8,6% en 2016, la tendance s’est accentuée au premier trimestre. Les trois premiers mois ont, en effet, été marqués par un nouveau plongeon, mais cette fois-ci de 11 %. De quoi donner le tournis car il faut remonter à 2008, en plein cœur de la crise de la zone euro, pour retrouver une chute aussi vertigineuse des exportations mauriciennes. Les statistiques indiquent une baisse de 7,5% pour cette période. La présente situation est donc beaucoup plus alarmante du fait qu’elle ne trouve pas son origine dans une crise ponctuelle.

Jean Paul Arouff

Opposants, économistes et analystes financiers montent au créneau depuis que le Premier ministre a annoncé l’obtention d’un prêt de Rs 18 milliards de l’Inde. Tous y vont de leurs rhétoriques pour mettre en garde contre l’impact de la démarche de Pravind Jugnauth sur les finances publiques. Et ils n’ont pas tout à fait tort !

Jean Paul Arouff

À la même période l’année dernière, on nous promettait à grand renfort médiatique un Budget de rupture. Après bientôt douze mois, nous guettons toujours les premiers signes de cette fameuse rupture.

Jean Paul Arouff

25 ans de cela, Maurice mettait en orbite son secteur offshore avec la tenue d’une Euromoney Conference sur notre sol. S’ensuivent l’introduction des législations inspirées de l’expérience maltaise ainsi que l’organisation des premières roadshows en Asie avant la mise sur pied de la MOBAA, l’institution régulatrice, en octobre 1992.

Jean Paul Arouff

Même si une dynamique positive s’est installée depuis le dernier trimestre de 2016, elle devra cependant rivaliser avec les risques qui s’amoncellent sur les perspectives globales. Contraintes de marcher sur des œufs, les agences de projection choisissent la seule posture possible dans ce genre de situation : la prudence.

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